Autres Poissons

Le Gardon

Famille : Cyprinidés
Noms locaux : rousse, gardèche, blanchet, vengeron, écha tout, roche, plotze

Aspect : corps aplati latéralement couvert de grandes écailles et nageoire dorsale située à l’aplomb des pelviennes.

Couleur : flancs gris argentés, dos vert-bleu et ventre blanc. Les nageoires pelviennes et anales sont jaune orangées et l’iris de l’oeil est rouge.

Taille : de 25 à 30 cm, il dépasse rarement 500 g.

Présent partout en France, le gardon est certainement le poisson le plus commun des eaux calmes : vivant en bandes, il fréquente les eaux lentes ou stagnantes et se nourrit essentiellement d’algues et de végétaux tendres. Il parvient à se reproduire même dans des conditions délicates et ses populations colonisent rapidement les sites dépeuplés (après une pollution par exemple). Très recherché par les pêcheurs au coup, le gardon mord à l’asticot comme au ver de vase, au blé ou encore au chènevis mais sa pêche demande une certaine réflexion dès lors qu’il s’agit de rechercher la hauteur à laquelle se situent les poissons.

La Carpe  

Noms locaux : kerpen, karpf, escarpo, feuille, seille, carpillon, nourrain

Famille : Cyprinidés

Aspect : corps allongé, épais, couvert d’écailles. La bouche porte quatre barbillons et peut s’allonger en un tube qui lui permet d’aspirer les aliments. Le premier rayon de la dorsale et celui de l’anale, durs et dentés, ressemblent à de véritables scies auxquelles le fil du pêcheur ne résistera pas.

Couleur : dos brun, flancs aux reflets cuivrés et ventre jaune.

Taille : en moyenne 10 kg mais certains sujets dépassent le mètre pour 25 kg !

Préférant les eaux lentes ou stagnantes chaudes en été et riches en végétaux et présentes partout en France, hors zones de montagne, les carpes vivent en bancs même si les plus gros sujets demeurent isolés. La carpe avale vers, larves et plantes, qu’elle recherche sur le fond et dans le sédiment jusqu’à une profondeur de 20 cm. Les carpes se reproduisent lorsque la température atteint 20°C. La carpe se pêche aujourd’hui essentiellement à l’anglaise et si les anciens consommaient leurs prises, on préfère désormais remettre délicatement le poisson à l’eau après la pesée (et la photo !)

La Perche

Famille : Percidés

Noms locaux : percot, hürling, perchaude, piche, pierche, perchelle, boyat…

Aspect : corps rugueux doté d’une première dorsale épineuse.

Couleur : la perche se reconnaît aisément aux bandes noires qui strient ses flancs. Ses nageoires pelviennes, anales et caudales sont rouges.

Taille : 15 à 25 cm (200 à 500 g). Les plus gros sujets dépassent 50 cm pour un poids d’environ 2 kg.

La perche fréquente les eaux calmes (rivières à courant lent, étangs et lacs) de toute la France. Les jeunes vivent en bancs denses, les gros sujets étant quant à eux souvent solitaires.

Les perches recherchent, en bandes organisées, des proies de diverses tailles : invertébrés, alevins et poissons. La ponte se déroule de février à avril. Vorace, la perche s’intéresse à tout ce qui est en mouvement et la clé du succès résidera dans l’animation de l’appât. Utilisez des vers et de petits vifs en automne ou en hiver. À noter : la couleur rouge semble attirer les perches qui se situent souvent à proximité des obstacles.

Le Chevesne

Famille : Cyprinidés
Noms locaux : chavène, charasse, chavaisson, meunier, vilain, cabot, mulet.

Aspect : corps fuselé, de section presque ronde. La tête massive se termine par museau rond que surmonte une bouche largement fendue dépourvue de barbillon.

Couleur : dos brunâtre (allant s’éclaircissant sur les flancs, à reflets métalliques) et ventre blanc. Le liseré sombre qui marque les bords libres de la dorsale et de la caudale vous permettra de reconnaître le chevesne à coup sûr.

Taille : les plus gros sujets atteignent 60 cm pour un poids de 5 kg mais les poissons les plus communs dépassent à peine le kilo.

Vivant en bancs partout en France, le chevesne ou chevaine fréquente les eaux courantes de la partie moyenne des rivières. Animaux, végétaux, larves, fruits, insectes, criquets, sauterelles, pucerons qui tombent à l’eau ou encore alevins : tout lui semble bon et son surnom de « lèche-à-tout » lui convient à merveille.

À noter : s’il mord à tous les appâts, le chevesne demeure toutefois particulièrement méfiant. On le capturera l’été aux fruits (mûre, cerise, sureau, etc.), à la cuiller et aux insectes naturels ou artificiels.

Le Chabot

Famille : Cottidae

Le Chabot commun est un poisson au corps allongé et cylindrique, de section d’apparence triangulaire pour l’avant du corps. Sa forme lui permet de rester caché au fond, même en présence d’un fort courant. Ses couleurs et sa texture l’aident à se camoufler très efficacement sur différents types de fonds.
Il possède deux nageoires dorsales basses et épineuses. Son dos, ses flancs et ses nageoires sont brun jaunâtre marbré de brun foncé. Sa longueur varie de 8 à 15 cm et jusqu’à 15 cm pour les mâles. Les adultes pèsent de 30 à 80 g.Cette espèce est longtemps restée relativement mal connue.

Cette espèce est longtemps restée relativement mal connue.

Le Mulet

Noms locaux : mules, muges ou meuille

Famille : Mugilidae

Le mulet ou muge possède un corps fusiforme revêtu d’écailles assez grandes avec une tête large aplatie sur le dessus. Fait rare ce poisson a des paupières aux yeux. La première dorsale est soutenue par 4 rayons épineux. La base des pectorales et des ventrales présente une grande écaille. Sa coloration générale est gris-bleuté avec un dos brunâtre, des flancs gris, un ventre argenté marqué par 5 à 6 lignes horizontales d’un brun-verdâtre. Il se reproduit en mer, au gré des courants, tout au long de l’année, mais plus fréquemment en fin d’automne, début d’hiver. Il remonte parfois très profondément, par l’intermédiaire des canaux, dans les eaux douces au gré de ses fantaisies mais ses migrations estivales sont d’autant plus importantes que la qualité des eaux se dégrade.

Les Lamproies

Famille : Petromyzontidae

Ce sont des vertébrés basaux, qui ne comportent pas de membres pairs, ni de mâchoires On les appelle, pour cette raison, Agnates ou Cyclostomes Elles possèdent sept orifices branchiaux de chaque côtés de la tête et une bouche ou disque buccale leur servant de ventouse armé de terrible dents.La Lamproie Marine et la fluviatile sont des migrateurs. La lamproie de Planer quant à elle, vit dans les têtes de bassin et n’est pas un migrateur.
Elles sont parfois considérées comme faisant partie d’un des taxons de vertébrés vivants les plus anciens. Ce sont des filtreurs à l’état larvaire. Après maturation sexuelle, l’intestin s’atrophie et la lamproie semble ne plus se nourrir et vivre uniquement sur ses réserves de graisse. De nombreuses lamproies seront à ce stade en fin de vie.
Grâce à leurs dents, les lamproies percent ou raclent la peau de poissons hôtes, ce qui leur permet ensuite d’aspirer le sang et autres liquides (lymphe) s’écoulant de la blessure. Certaines espèces peuvent aussi parfois s’enfoncer dans les ouïes de leurs hôtes et se fixer sur leurs branchies.
Reproduction: Les lamproies adultes localisent les rivières et zones propices à leur reproduction en détectant certaines phéromones sécrétées par les larves issues des pontes des années précédentes. Les adultes ne s’alimentent plus et gagnent les frayères des hauts de bassin versant en étant capables de natation et reptation vigoureuse et parfois de grimper sur des obstacles tels que des chutes d’eau ou barrages.
Comme les anguilles, les lamproies peuvent survivre bien plus longtemps que la plupart des poissons hors de l’eau. La ventouse des lamproies leur permet en effet de s’accrocher au fond ou sur une paroi (même couverte d’un film d’algues glissantes) et de résister à de violents courants.  

Vidéo ci-dessous : LE DERNIER VOYAGE des CYCLOSTOMES. Un documentaire de Philippe CHEVREL

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